La force Licorne

popularité : 2%

L’opération militaire française Licorne, présente en Côte d’Ivoire depuis bientôt 10 ans, s’est violemment illustrée à deux reprises. D’abord en novembre 2004, dans les jours qui suivirent le décès de neufs de ses soldats, les représailles françaises firent une soixantaine de morts parmi les manifestants Ivoiriens.

Puis au printemps dernier, Licorne a décisivement aidé une rébellion vieille de 8 ans à installer son favori. A l’issue d’un scrutin présidentiel controversé, les militaires français ont soutenu l’avancée éclair des forces rebelles sur la capitale économique ivoirienne et effectué des bombardements sur cette capitale pour faciliter le renversement du président sortant, outrepassant très largement le mandat des Nations Unies.

La diplomatie française utilise sa présence militaire en Côte d’Ivoire afin d’y maintenir son influence militaire, économique et monétaire. Le coût global de Licorne est estimé à 3 milliards d’euros. Bien que sous mandat de l’ONU, il s’agit une force exclusivement française, ayant son propre commandement opérationnel.

Loin d’instaurer la démocratie et de faire respecter les droits humains comme on a tenté de le faire croire à l’opinion française, l’opération Licorne a contribué à déchirer un peu plus un pays déjà meurtri. L’installation d’un nouveau président ivoirien, favorable aux intérêts français, n’est pas un gage de réconciliation des Ivoiriens.

L’Observateur Paalga, quotidien burkinabé, analyse : « Nicolas Sarkozy avait proclamé urbi et orbi la fin de la Françafrique, mais pour beaucoup, son implication directe et active dans la crise ivoirienne rappelle, à tout le moins, une fâcheuse ingérence digne de cette époque où la cellule africaine de l’Elysée décidait de l’avenir politique des rois nègres. »



Commentaires

Logo de Kalinka
dimanche 12 février 2012 à 21h26 - par  Kalinka

Sympa, le nouveau Power Ranger !