Ils ont dit non à la colonisation et à l’esclavage ! citations

lundi 11 décembre 2006
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- Jean Jacques Rousseau

« Le droit de l’esclavage est nul, non seulement parce qu’il est illégitime, mais parce qu’il est absurde et ne signifie rien. Ces mots, esclavage et droit, sont contradictoires. » « Le droit de conquête, n’étant point un droit, n’en a pu fonder aucun autre. »

« De ce que nous n’avons pu pénétrer dans le continent de l’Afrique, de ce que nous ignorons ce qui s’y passe, on nous fait conclure que les peuples y sont chargés de vices : c’est, si nous avions trouvé le moyen d’y porter les nôtres, qu’il faudrait tirer cette conclusion. (...) Qui jugerons-nous le plus courageux, de l’odieux Cortez subjuguant le Mexique à force de poudre, de perfidie et de trahisons, ou de l’infortuné Guatimozin étendu par d’honnêtes Européens sur des charbons ardents pour avoir ses trésors ? »

« Si j’étais chef de quelqu’un des peuples de la Nigritie, je déclare que je ferais élever sur la frontière du pays une potence où je ferais pendre sans rémission le premier Européen qui oserait y pénétrer. »

- Montesquieu

« Le droit de l’esclavage vient du mépris qu’une nation conçoit pour une autre, fondé sur la différence des coutumes. »

« L’esclavage est contre le droit naturel, par lequel tous les hommes naissent libres et indépendants. (...) Un esclave peut donc se rendre libre ; il lui est permis de fuir. (...) La guerre de Spartacus était la plus légitime qui ait jamais été entreprise. »

- Voltaire

« Nous leur disons qu’ils sont hommes comme nous, qu’ils sont rachetés du sang d’un Dieu mort pour eux, et ensuite on les fait travailler comme des bêtes de somme ; on les nourrit plus mal : s’ils veulent s’enfuir, on leur coupe une jambe, et on leur fait tourner à bras l’arbre des moulins à sucre, lorsqu’on leur a donné une jambe de bois ; après cela nous osons parler du droit des gens ! »

- Diderot

« Nous les avons réduits, je ne dis pas à la condition d’esclaves, mais à celle de bêtes de somme ; et nous sommes raisonnables ! Et nous sommes chrétiens ! »

« Cet achar de nègres pour les réduire en esclavage est un négoce qui viole la religion, la morale, les lois naturelles et tous les droits de la nature humaine. »

« On dira peut-être qu’elles seraient bientôt ruinées, ces colonies, si l’on y abolissait l’esclavage des nègres. Mais quand cela serait, faut-il conclure de là que le genre humain doit être horriblement lésé, pour nous enrichir ou fournir notre luxe ? »

« Peut-il être légitime de dépouiller l’espèce humaine de ses droits les plus sacrés, uniquement pour satisfaire son avarice, sa vanité ou ses passions particulières ? Non, que les colonies européennes soient donc plutôt détruites, que de faire tant de malheureux. »

« Passé l’Equateur, l’homme n’est plus ni anglais, ni hollandais, ni français, ni espanol, ni portugais. Il ne conserve de sa patrie que les principes et les préjugés qui autorisent ou excusent sa conduite, (...) pressé d’acquérir, pressé de jouir et capable de tous les forfaits qui le conduiront plus rapidement à ses fins. »

- Condorcet

« Les mêmes nations européennes dont les lois autorisent l’esclavage des Noirs regarderaient celui des Blancs comme un crime. Cette contradiction dispense de prouver que jamais l’esclavage ne peut être légitime, que jamais un homme ne peut être la propriété d’un autre homme. »

« Quoique je ne sois pas de la même couleur que vous, je vous ai toujours regardés comme mes frères. La nature vous a formés pour avoir le même esprit, la même raison, la même vertu que les Blancs. Je ne parle ici que de ceux d’Europe ; car, pour les Blancs des colonies, je ne vous fais pas l’injure de les comparer avec vous. »

« Si on allait chercher un homme parmi les îles de l’Amérique, ce n’est point parmi les gens de chair blanche qu’on le trouverait. »

« Vous n’avez point de quoi soudoyer des avocats : il n’est donc pas étonnant que vos maîtres trouvent plus de gens qui se déshonorent et plaidant leur cause que vous n’en avez trouvé qui se soient honorés en défendant la vôtre. Et des hommes qui se sont enrichis dans les îles aux dépens de vos travaux et de vos souffrances, n’ont de cesse, à leur retour, de vous insulter dans des libelles calomnieux. »

« La contagion n’est-elle pas à craindre ? N’est-il pas dangereux pour une nation libre de permettre à une partie de ses citoyens de perpétuer des conduites en contradiction avec les principes de liberté et d’égalité dont le législateur ont fait la base de sa Constitution ? »

- Cahier du tiers état d’une petite commune du Jura :

« Les habitants et communauté de Champagney ne peuvent penser aux maux que souffrent les nègres dans les colonies sans avoir le cœur pénétré de la plus vive douleur, en se représentant leurs semblables, unis encore à eux par le doux lien de la religion, être traités plus durement que ne le sont les bêtes de somme. Ils ne peuvent se persuader qu’on puisse faire usage des productions desdites colonies si l’on faisait réflexion qu’elles ont été arrosées du sang de leurs semblables ; ils craignent avec raison que les générations futures, plus éclairées et plus philosophes, n’accusent les Français de ce siècle d’avoir été anthropophages. »

- Dupont de Nemours

« Votre intérêt, celui de l’Europe, celui du monde exigeraient que vous n’hésitassiez pas dans le sacrifice d’une colonie plutôt que d’un principe » ;

- Robespierre

« Et pourquoi perdriez-vous vos colonies ? C’est parce qu’une partie des citoyens, ceux qu’on appelle les Blancs, veulent exclusivement jouir du droit de cité. » « Vous nous alléguez sans cesse les droits de l’homme, et vous y avez si peu cru vous-même que vous avez décrété constitutionnellement l’esclavage ».

- Lacroix

« En travaillant à la Constitution du peuple français, nous n’avons pas porté nos regards sur les malheureux hommes de couleur. La postérité aura un grand reproche à nous faire de ce côté ; mais nous devons réparer ce tord. »

- Danton

« Jusqu’ici, nous n’avons décrété la liberté qu’en égoïstes et pour nous seuls. Aujourd’hui, nous proclamons à la face de l’univers - et les générations futures trouverons leur gloire dans ce décret -, nous proclamons la liberté universelle ! »

- Camille Desmoulins

« Périssent nos colonies plutôt qu’un principe ».

- Jean-Baptiste Say

« Les vraies colonies d’un peuple commerçant, ce sont les peuples indépendants de toutes les parties du monde. Tout peuple commerçant doit désirer qu’ils soient tous indépendants pour devenir plus industrieux et plus riches. Tout peuple commerçant doit désirer qu’ils soient tous indépendants pour devenir plus industrieux et plus riches, car plus ils seront nombreux et productifs, plus ils présenteront d’occasions et de facilités pour les échanges. Ces peuples alors deviennent pour nous des amis utiles, et qui ne nous obligent pas de leur accorder des monopoles onéreux, ni d’entretenir à grands frais des administrations, une marine et des établissements militaires aux bornes du monde. Un temps viendra où on sera honteux de tant de sottise et où les colonies n’auront plus d’autres défenseurs que ceux à qui elles offrent des places lucratives à donner et à recevoir, le tout aux dépens des peuples. »

- Petrus Camper

« Que dirait-on d’un philosophe africain ou asiatique, s’il y en avait, comme autrefois dans ces pays, qui, voyant quelques crânes d’Européens mal organisés, déciderait que les Européens sont nécessairement une race d’hommes stupides ? »

« On citera avec une juste horreur les meurtres, les cruautés, la férocité qu’ils ont exercées sur les Blancs à Surinam, à Saint-Domingue, dans les colonies anglaises, partout où ils se sont révoltés. Et je dirai : lisez la lugubre histoire des révolutions humaines ; dans tous les temps et chez tous les peuples et partout vous verrez que toutes les fois que des esclaves sont parvenus à rompre leurs chaînes, ils en ont forgé des armes pour exterminer leurs maîtres. »

- Dauxion Lavaysse

« Les colons peignent avec raison comme des monstres les nègres de Saint-Domingue, qui usant de coupables représailles, ont égorgé des Blancs, et jamais ils ne disent que les Blancs ont provoqué ces vengeances, en noyant les nègres, en les faisant dévorer par des chiens. »

- Victor Schoelcher

« Trouvez un nègre pour gouverner la Guadeloupe, un autre pour occuper une chaire au Collège de France, et vous aurez porté un rude coup au préjugé. (...) Une partie de ces bourses instituées pour les pauvres, donnez-les à des enfants noirs (...) et quand on les verra égaux à nous en politique, en science, en savoir-vivre, en élégance, en dignité, le bon sens et la justice triompheront, l’ignorance et la méchanceté seront vaincues (...)le préjugé injuste et barbare des Blancs contre la couleur des Africains et des sang-mêlé sera extirpé de la société française. »

- Georges Clemenceau (Chambre des députés, 1885)

« Races supérieures, races supérieures, c’est bien tôt dit. Pour ma part, j’en rabats singulièrement depuis que j’ai vu des savants allemands démontrer scientifiquement que la Francedevait être vaincue dans la guerre franco-allemande parce que le Français est d’une race inférieure à l’Allemand. Depuis ce temps, je l’avoue, j’y regarde à deux fois avant de me retourner vers un homme et vers une civilisation et de prononcer : homme ou race inférieur. »

- Yves Guyot (Ministre des Travaux Publics)

« Si on voulait représenter dans une allégorie le prix de revient en homme des colons installés an Algérie et y vivant avec leurs propres ressources, chacun d’eux serait assis sur quatre cadavres gardés par deux soldats. »

- Paul Vigné d’Octon (député, 1907)

« J’ai fait ce rêve : il y avait enfin sur la terre une justice pour les races soumises et les peuples vaincus. Fatigués d’etre spoliés, pillées, refoulés, massacrés, les Arabes et les Berbères chassaient leurs dominateurs du nord de l’afrique, les Noirs faisaient de même pour le reste du continent, et les Jaunes pour le sol asiatique. Ayant ainsi reconquis par la violence et par la force les droits imprescriptibles et sacrés qui par la force et la violence leurs furent ravis, chacunes de ces familles humaines poursuivaient la route de sa déstinée un instant interrompue. En oubliant que j’etais français ,ce qui n’est rien, pour me souvenir que j’etais un homme, ce qui est tout, je sentais dans la profondeur de mon être une indécible jubilation. »

- Henri de Rochefort (journaliste, homme politique)

« Il est étrange qu’ayant reproché les bombardements aux Allemands, nous hésitions si peu à l’appliquer aux Arabes(...). Nous sommes allées molester les Tunisiens chez eux (...) pour les punir de n’avoir voulu se faire flibuster. »

- Le Myre de Vilers

« Notre honorable collègue [1] s’en prends à des agents d’exécution ; moi j’accuse les gouvernements ; ils ne peuvent ignorer qu’en envoyant des troupes à plusieurs milliers de kilomètre de leur base d’opération, sans moyens de transport, sans vivres, sans marchandise d’échange, ces troupes seront obligés de vivre sur l’habitant, de réquisitionner d’innombrables porteurs qui sèment les sentiers de leurs cadavres. (...) Ces colonnes ne sont pas des troupes régulières, monsieur le ministre de la Guerre, ce sont des bandes de partisans. Les gouvernements envoient de véritables expéditions, sans consulter leurs Parlements respectifs, sans leur demander les ressources indispensables. (...) Ces gouvernements ne peuvent ignorer qu’en confiant des pouvoirs excessifs à des fonctionnaires, en ne leur donnant ni instructions, ni direction, en ne leur imposant aucun contrôle, en leur permettant même de subventionner des journaux métropolitains pour chanter leur gloire en France, ces fonctionnaires, ces agents finissent par perdre la mesure des choses, par se croire appelés aux plus hautes destinées, par tout sacrifier à leurs propres interêts, par n’avoir d’autre guide que leur bon plaisir. »

- Mgr Le Roy (vicaire apostolique au Gabon)

« L’Afrique a résisté à trois siècles de traite des esclaves : elle ne résistera pas à cinquante ans de civilisation. »

- Anatole France (Membre de l’Académie Française, "meeting de protestation contre la barbarie coloniale" 30 Janvier 1906)

« Les Blancs ne communiquent avec les Noirs ou les Jaunes que pour les asservir ou les massacrer. Les peuples que nous appelont barbares ne nous connaissent encore que par nos crimes. Non certe, nous ne croyons pas qu’il se commette sur cette malheureuse terre d’Afrique plus de cruautés sous notre pavillon que sous les drapeux des royaumes et des empires. Mais il nous importe à nous, Français, de dénoncer avant tout les crimes commis en notre nom. (...) Européens chrétiens, allons nous armer sans cesse contre nous en Afrique, en Asie, d’inextinguibles colères et des haines insatiables et nous préparer pour un avenir lointain sans doute, mais assuré, des millions d’ennemis ? »

- Jean Jaurès (Chambre des députés, 28/06/1912)

« Jamais je n’ai tracé des populations musulmanes un tableau idyllique et je sais très bien la part de désordre, d’exploitation oligarchique des grands chefs qui s’y souvent mélée. Mais enfin, messieurs, si vous voulez regarder au fond des choses, il y avait une civilisation marocaine capable des transformations nécessaires, capable d’évolution et de progrès, civilisation à la fois antique et moderne (...). Il y avait là un germe d’avenir, une éspérance que j’ai salués. et laissez-moi vous dire que je ne pardonne pas à ceux qui on écrasé cette espérane d’un progrès pacifique et humain, la civilisation africaine, sous toutes les ruses et sous toutes les brutalités de la conquête. (...) Parmi tous ces peuples longtemps opprimés ou emdormis ou séparés de l’Europe par des océans d’indifférence, je dis que partout il y a des forces morales neuves qui s’éveillent, un appétit de liberté, un appétit d’indépendance, le sens du droit qui pour s’affirmer nous emprunte quelques fois nos formules. Et je dis que pour le peuple qui aurait eu le courage, la sagesse, la généreuse clairvoyance de ne se livrer nulle part dans le monde à une politique de conquête et d’expropriation brutale, pour ce peuple-là, il y aurait eu chez toutes ces races qui s’éveillent et qui veulent leur droit une force de sympathie qui était une puissance réelle. »

- Jean Jaurès citant Clemenceau (Chambre des députés, 27 mars 1908) [2]

« On a tué, massacré, violé, pillé tout à l’aise dans un pays sans défense, l’histoire de cette frénésie de meurtres et de rapines ne sera jamais connue, les Européens ayant trop de motifs pour faire le silence (...). Rien n’est plus contraire aux intérêts français que cette politique de barbarie. »


[1] Paul Vigné d’Octon

[2] au nom de la "protection des nationaux" Clemenceau, président du Conseil depuis octobre 1906, engage l’expédition du Maroc avec Stephen Pichon comme ministre des Affaires étrangères, il declara "Mon impression est que des tribus qui n’ont pas été encore en contact avec nos troupes ont besoin de recevoir une bonne raclée." le 22 septembre 1907



Commentaires

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samedi 8 juin 2013 à 11h54 - par  nico
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mardi 4 janvier 2011 à 13h11 - par  rithamoore

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dimanche 10 juin 2007 à 14h54 - par  kaki

La citation"Périssent nos colonies plutôt qu’un principe" est de Pierre Samuel Dupont de Nemours

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dimanche 6 mai 2007 à 18h32 - par  association bledfondation

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